Cri… Pour un Nouvel Ordre d’Afrique !

Passer par l’anthropocène pour introduire cette obligation de réforme idéologique et politique en Afrique peut paraître inapproprié, tant le concept même tout en étant médiatiquement   inattaquable :   ne   manque   point    d’être   ambigu !   En   effet,      cette anthropocène de CRUTZEN considérée comme nouvelle subdivision géologique ne   saurait manquer d’être interrogée. Réel sujet géologique ou vrai sujet sociétal ? Trop long pour ce qui nous importe actuellement. Sujet d’un autre jour voire d’un autre lieu.

Néanmoins, nous devons considérer la réalité factuelle où le thanatos cynique propre à l’homme est transféré à la destruction de la Nature : notre « maison commune ». Le vent ne connait pas les frontières, pour pollution à Accra des particules un jour atteindront les côtes de Dakar, les quartiers de Marrakech ou les rues de Kigali.

L’anthropocène pose à l’Afrique une question d’avenir : Doit-on continuer  à strictement copier-adapter le modèle de production et de consommation de l’Occident ?

JE réponds NON !

NON… au vieux Oui chinois contre le protocole de Kyoto, sous le  prétexte qu’il serait un frein à la croissance et à la renaissance de l’hégémonie impériale du Dragon. Pour continuer de vanter son acuité, eh bien que les chantres africains de ce modèle viennent objectivement nous présenter les résultats de cette justification sur la santé, la culture, la démographie ou les flux migratoires en terre de Chine, vingt ans après !

NON… à un Non Africain qui serait un Non épidermique parce qu’il faut dire NON à ces « blancs » qui disent de dire OUI !

Notre avenir se construira par des choix politico-idéologiques… que nous devons faire chacun en conscience. Et la chance avec les élans de démocratisation et de libération du continent en cours (partout sauf en Afrique centrale), est que le pouvoir sur ces orientations politiques est entre les mains de l’individu X ; responsable du collectif. Même s’il l’ignore encore ! Nous nous devons de l’y aider. De cette insécurité et de son analphabétisme politique dépendent les mensonges et les populismes qui guettent leur Kairos.

La COP21 est finie à Paris. La 22 aussi à Marrakech. La 23  et la prochaine 84 doivent être vues comme une chance, des opportunités !

Une chance de penser l’avenir au présent. De dépasser la doxa marxisante qui avec sa théorie ingénue et sa pratique paternaliste, (osons !) nihiliste est définitivement considérée par la majorité comme ténébreuse. A été !

Une chance de critiquer l’idéologie capitaliste en sa théorie néolibérale au moins par ses effets pervers en termes de pollution, de standardisation, de “stalinisation“ des multinationales, de fascisme rampant, de redistribution inéquitable des fruits du travail de tous, d’insécurité ou de réponse martiale aux terrorismes. Est !

Pour édifier une troisième voie des « nouveaux non-alignés » théorisant un nouveau paradigme inclusif mais aussi intégrateur de ce que nous appelons pompeusement  sans  les  clarifier  les  « valeurs  africaines »,  nous nous devons de plancher sur les opportunités géostratégiques et sociales de cette “COP“ : coopération, aujourd’hui et… panafricainement. Sera !

Nous avons le devoir de nous demander comment créer cette troisième voie intégratrice : de  la  pensée marxiste  réelle,  de  la  libéralité économique (et sociale) et de ces valeurs dites africaines notamment de respect de la vie, de redistribution équitable et/ou de protection de la liberté-sécurité de chacun ET de la biosphère. Ne laissons pas passer  cette chance uniquement pour dire NON à la France de de Gaulle, d’Estaing, Sarkozy, Hollande ou aux États-Unis d’Obama ! Peut-être est-ce même là leur objectif pendant qu’ils opèrent la transition écologique chez eux… piège… épidermique !

Cette troisième voie est déjà exprimée au quotidien par des acteurs divers. La modéliser et la socialiser, nous faut-il. C’est là, la mission sortie de son « opacité »  de  « notre  génération », à ne point « trahir ». Là, est aussi la force de « Laudato si’ » qui invite à une « conversion » écologique d’une part et (par extension) la conclusion post-millénariste de l’action d’AMOUR, d’autre part. Seulement. Pour extirper de la théorie l’action, fonder le concertalisme, encore faut-il qu’existe d’abord LA (les) Théorie(s) et son utopie !

On parle beaucoup d’aimer, il est temps d’aimer. Théorie sans actions n’est que ruine de science et… d’Amour !

 

par DOUALLA YANN

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